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L’abattage rituel

le Ven 26 Fév 2016 - 20:49
Sur l’abattage rituel, un groupe de travail « efficace et très utile »

Recteur de la mosquée de Villeurbanne, Azzedine Gaci a participé à un groupe de travail sur l’abattage rituel en France, animé par le Bureau des cultes du ministère de l’intérieur.

Lancé le 15 juin lors de la première instance de dialogue avec le culte musulman, celui-ci devrait pouvoir présenter un « guide pratique » lors de la prochaine réunion de cette instance, le 14 mars.


La Croix : Pourquoi un groupe de travail sur l’abattage rituel en France ? Quel était l’objectif ?

Azzedine Gaci : Le problème est simple : lors de la fête de l’Aïd (NDLR : commémorant le sacrifice d’Abraham), le sacrifice d’un mouton n’est pas une obligation mais c’est une tradition fortement recommandée dans l’islam.

Si l’on considère que l’ex-région Rhône-Alpes compte 600 000 musulmans, soit 120 000 familles, et si ne serait-ce que 25 % d’entre elles veulent un mouton, il faut pouvoir abattre 25 000 bêtes en quelques jours.

Or, si l’on met bout à bout les capacités des abattoirs pérennes, on arrive à peine à la moitié. Qu’on le veuille ou non, si l’offre reste insuffisante, il y aura toujours un abattage clandestin.

Quelle était la composition du groupe de travail ? Comment avez-vous travaillé ?

A. G. : Il était composé de représentants des divers ministères concernés (intérieur et agriculture), qui préparaient les réunions très efficacement, d’un représentant de l’Association des maires de France et de représentants musulmans. Il s’est réuni trois fois pendant toute une journée et nous avons auditionné des élus, des représentants des préfectures, des responsables de petits abattoirs comme des grands industriels de l’abattage…

J’ai souvent l’impression de perdre mon temps dans ces réunions, mais je dois dire que celles auxquelles j’ai assisté étaient remarquables. On sentait tous les participants animés de bonnes intentions et désireux de trouver une bonne solution. Les participants musulmans avaient été très bien choisis parce qu’ils connaissaient le dossier et avaient des choses à dire et non pas pour représenter leur fédération… C’était une très bonne équipe et qui a fait un travail vraiment utile.

Bien sûr, il y a des points sur lesquels nous n’étions pas d’accord. Le premier jour, nous avons rappelé les règles de la laïcité et redit qu’il y a des choses que l’on peut faire, et d’autres qu’on ne peut pas faire. Nous nous sentions très libres dans les discussions. Nous avons pu parler de tout, et donc du bien-être animal bien sûr : nous avons imaginé toutes les difficultés et toutes les réponses.

Quelles sont ces solutions ?

A. G. : D’abord, les abattoirs pérennes doivent continuer, mais nous devons aussi proposer des abattoirs mobiles ou temporaires qui répondent aux normes sanitaires et de sécurité. Une autre piste est d’aider les éleveurs à abattre eux-mêmes des moutons dans leur ferme, ce qui nécessite un investissement. Quant aux grandes surfaces, elles doivent regagner la confiance des consommateurs qu’elles ont perdue en vendant par exemple les bêtes dès la veille de l’Aïd, alors qu’elles ne peuvent être abattues qu’après la prière du matin.

Sur le plan religieux, nous avons aussi mentionné la possibilité d’étaler l’abattage, car celui-ci est tout aussi valable théologiquement le deuxième, le troisième ou même le quatrième jour de la fête. Un certain nombre de familles viennent déjà chercher leur mouton le lendemain de l’Aïd, ce qui montre que cela rentre dans les mentalités. Et nous avons redit aussi qu’il est possible de faire le sacrifice par délégation, en donnant de l’argent par exemple à une association humanitaire.

Quelles seront les suites de votre travail ?

A. G. : Nous avons rédigé un document destiné à la fois aux élus, aux administrations, aux associations musulmanes pour détailler les règles et les pistes possibles. Je me suis chargée de la partie religieuse, pour rappeler le sens spirituel de cette fête.

J’ai essayé d’imaginer toutes les questions que peut se poser un non-musulman. Le guide est en cours de relecture, je crois, et devrait pouvoir être présenté lors de la prochaine instance de dialogue avec le culte musulman.


http://www.la-croix.com/Religion/Islam/Sur-abattage-rituel-groupe-travail-efficace-tres-utile-2016-02-26-1200742823

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Arielle Dombasle
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