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Le coin des VEGAN

le Mar 23 Fév 2016 - 0:19
De Paul McCartney à Aymeric Caron : les 5 tribus de défenseurs des animaux

Finie l’époque où la cause des bêtes était l’apanage de quelques adeptes de Brigitte Bardot : les peoples, politiques, artistes et intellectuels se proclament désormais végétariens.



Ils sont vegan, végétariens, ou ne supportent tout simplement pas les souffrances infligées aux bêtes. Passage en revue des défenseurs des animaux les plus connus.

Les people

On la croyait un peu ringarde, mais sa venue en janvier a provoqué une émeute de journalistes à l’Assemblée nationale ! Pamela Anderson, l’ex-égérie bikinisée d’ "Alerte à Malibu" était pourtant là pour une cause on ne peut moins futile : soutenir la députée verte Laurence Abeille dans son combat pour abolir le gavage des oies. La star canadienne est en effet végétarienne et sa fondation finance des campagnes contre la maltraitance animale sans passer, comme ça aurait peut-être été le cas il y a encore quelques années, pour la starlette devenue mèmère à chienchien.



C’est qu’aujourd’hui, proclamer son refus de consommer de la chair animale ne nuit pas à une image médiatique, bien au contraire. De Penélope Cruz à Mylène Farmer, en passant par Leonardo di Caprio ou Gwyneth Paltrow – sans parler de leur ancêtre à tous, Paul McCartney – tous prônent publiquement le "no steak" et cela leur réussit. Que ceux qui verront Di Caprio mordre à pleines dents dans un vrai foie de bison dans son dernier long-métrage, "The Revenant", ne lui en tiennent pas rigueur : il a tout vomi  après avoir tourné la scène.

Les politiques

Il aimait la bonne chère, et ça se voyait. Il est devenu "presque végétarien" et ça se voit. Jean-Vincent Placé, nouveau secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat a fait cette confidence sur le plateau d’ "On n’est pas couché" devant un Aymeric Caron – ardent promoteur du végétarisme – ravi. Bon, le "presque" est important : il ne mange plus que du poulet et des viandes blanches. Les promesses politiques sont toujours à examiner de près.

Placé pourrait s’inspirer de l’ancien président Bill Clinton qui a non seulement abandonné le régime carné, mais s’est converti depuis 2010 au véganisme - c’est-à-dire qu’il refuse de consommer tout produit animal (beurre, lait, œufs...). Ce n’est pas une lubie : l’homme qui a déjà subi plusieurs pontages coronariens, jure qu’il ne serait peut-être plus de ce monde s’il continuait à s’empiffrer de protéines animales.

Les activistes

C’est la plus intéressante des associations françaises de lutte pour la cause animale : L214, animée par le vegan lyonnais Sébastien Arsac, petit-fils de boucher et ancien fan de viande, est assurément celle qui sait le mieux utiliser les réseaux sociaux. Souvenez-vous de ces images d’abattoir qui ont horrifié des centaines de milliers d’internautes : des poussins jetés vifs dans un broyeur ou longuement étouffé dans des sacs, des bovins et moutons saignés alors qu’ils ont repris connaissance, des chevaux terrorisés, des cochons gazés…



L214 a compris que les grands débats théoriques étaient toujours moins convaincants que la réalité des abattoirs regardée en face. Mais le discours de son porte-parole est  plus complexe que le simple "refus" de la souffrance animale. Par exemple, est-il acceptable de continuer à broyer des poussins – même dans des conditions dignes – juste parce qu’ils sont jugés non-viables commercialement ? Pas simple.

Les intellectuels

Son "Plaidoyer pour les animaux" (Allary, 2014) a fait un carton en librairie. Le médiatique généticien et moine bouddhiste Matthieu Ricard pose cette question : "Et si le temps était venu de considérer [les animaux] non plus comme des êtres inférieurs mais comme nos concitoyens sur cette terre ?" Elle peut paraître simple, mais la réponse, vertigineuse, nous oblige à repenser toute notre humaine cohabitation avec les bêtes.



Comment ? C’est justement le propos développé par journaliste Aymeric Caron dans "Antispéciste", un essai à paraître le 7 avril (Don Quichotte), végan militant qui jure que l’antispécisme (le refus d’établir une hiérarchie entre humains et animaux) est le "marxisme du XXIe siècle". Même si son propos est infiniment plus étayé, il marche sur les brisées du journaliste (végétarien de cœur, mais pas de fourchette) Franz-Olivier Giesbert, et son "L’Animal est une personne" (Fayard, 2014). Sans oublier l’essayiste Marcela Iacub et sa "Confession d’une mangeuse de viande" (Fayard, 2011) où elle raconte que justement, pourquoi elle ne l’est plus, mangeuse de viande.



Les philosophes

Vous ne connaissez pas forcément leurs noms et pourtant, ce sont les grands penseurs du végétarisme-véganisme. Dans "La Libération animale" (1975), l’Australien Peter Singer est le premier à examiner sérieusement l’idée d’infliger le moins de souffrances  (physiques et morales) possible à tous les êtres sensibles, humains et animaux. Il est le chef de file du courant dit "conséquentaliste", pour qui les grands principes comptent moins que la souffrance concrètement infligée aux individus.



Il fait école chez deux penseurs canadiens, Sue Donaldson et Will Kymlicka, auteurs de "Zoopolis" (2011, encore non-traduit en français) qui imaginent toutes les questions éthiques qu’une cohabitation harmonieuse humains-bêtes poseront.

Plus radicaux, les "abolitionnistes" Tom Regan, auteur des "Droits des animaux" (1983) et Gary Francione, auteur de l’ "Introduction aux droits des animaux" (2000) souhaitent abolir toute forme d’exploitation animale, non par refus de faire souffrir autrui, mais à cause d’un principe qu’il rejette : celui d’utiliser notre humaine intelligence pour utiliser les bêtes, même avec bienveillance. Francione imagine carrément une société où humains et animaux seraient séparés.

Arnaud Gonzague



Les quatre livres cultes

- "La Libération animale" (1975). Cet essai fondateur du véganisme du philosophe australien Peter Singer, chef de file du "conséquentialisme", est focalisé sur l'idée d'infliger le moins de souffrances possible aux êtres, qu'ils soient humains ou animaux.

- "Les Droits des animaux" (1983). Maître du courant "déontologiste", l'Américain Tom Regan va plus loin que Singer en souhaitant abolir toute exploitation animale. Il reconnaît cependant à l'humain des spécificités qu'on ne trouve pas chez les bêtes.

- "Introduction aux droits des animaux" (2000). Bréviaire du courant "abolitionniste", l'ouvrage de l'Américain Gary Francione est le plus radical du véganisme, puisqu'il refuse toute forme de distinction entre humains et animaux.

- "Zoopolis" (2011). Pas encore traduit, cet essai des Canadiens Sue Donaldson et Will Kymlicka imagine une société de cohabitation pacifique entre humains et bêtes, et toutes les questions éthiques que celle-ci posera.


http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160219.OBS4983/de-paul-mccartney-a-aymeric-caron-les-5-tribus-de-defenseurs-des-animaux.html?utm_medium=Social&utm_source=Twitter&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1456169832

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«.. je ne mange pas d’animaux. Je ne digère pas l’agonie ».
Arielle Dombasle
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Anoc
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Re: Le coin des VEGAN

le Jeu 30 Juin 2016 - 12:38
tout le monde a eu, ou aura, un jour à se questionner sur son choix de consommation, le choix de ne pas donner la mort à des animaux inutilement pour se nourrir, se vêtir ou s'amuser... Choisir d'être végan comme de plus en plus de personnes en France depuis quelques années.
Les consciences s'ouvrent et de plus en plus de personnes deviennent végans.

Antispéciste.
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