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Les abattoirs de Pézenas et du Mercantour

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Origami
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Les abattoirs de Pézenas et du Mercantour

Message  Origami le Mer 29 Juin 2016 - 9:31

Nouvelles images de maltraitance animale dans deux abattoirs français


C’est une liste qui n’en finit pas de s’allonger. Pour la quatrième fois en huit mois, l’association L214 dévoile de nouveaux cas de maltraitance animale dans des abattoirs. Deux établissements sont cette fois visés : ceux de Pézenas, dans l’Hérault, et du Mercantour, à Puget­-Théniers dans les Alpes­-Maritimes. Filmées en caméra cachée entre novembre et fin mai, des vidéos insoutenables, auxquelles Le Monde a eu accès en exclusivité, montrent des sévices graves et des infractions manifestes perpétrés sur des bovins, des moutons, des cochons et des chevaux, lors d’abattages conventionnels et rituels. L214 devait déposer plainte, mercredi 29 juin, devant les tribunaux de grande instance de Béziers et de Nice pour maltraitance et actes de cruauté.

Comme sur les images tournées à Alès, au Vigan (Gard) et à Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), qui avaient suscité l’indignation, on voit de nombreux animaux mal étourdis reprendre conscience lors de la saignée ou de la suspension à la chaîne. Dans l’abattoir du Mercantour, un veau, accroché au rail par la patte arrière, tente de se relever pendant deux minutes entières, à moitié décapité, la tête dans un bac de sang. Plus tard, un mouton cherche à fuir, la gorge ouverte et en pleine conscience.



Mais les nouvelles vidéos – tournées sur douze jours – témoignent d’autres violences : à Pézenas, des chevaux sont tirés par un treuil jusque dans le box d’abattage, un mouton reçoit un coup de couteau dans l’œil avant d’être égorgé, des cochons sont poussés à coups d’aiguillons électriques et des bovins saignés sans étourdissement, sont égorgés par cisaillement, avant que le sacrificateur ne revienne découper dans la gorge des animaux encore vivants. Les deux établissements brillent également par une absence manifeste de contrôles vétérinaires.

« LES SCANDALES SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT »

Autant d’infractions aux réglementations en vigueur. Le code rural français et un règlement européen de 2009 stipulent que « toute douleur, détresse ou souffrance évitable est épargnée aux animaux lors de la mise à mort ». Les abattages conventionnels prévoient notamment un étourdissement des bêtes – à l’aide d’une pince à électronarcose, d’un pistolet d’abattage ou de CO2 – et une deuxième tentative si la première a échoué, afin de leur éviter d’être conscientes au moment de leur mort. Des dérogations sont prévues pour l’abattage rituel, halal et casher, lors duquel des sacrificateurs égorgent – d’un seul geste – les bêtes en pleine conscience. Dans tous les cas, les textes imposent un contrôle continu des pratiques d’abattage par les services vétérinaires.



« Les scandales se suivent et se ressemblent. Il est illusoire de penser que l’on peut tuer trois millions d’animaux par jour en respectant la réglementation, dénonce Sébastien Arsac, porte-parole de L214, qui se bat depuis 2008 pour la fermeture des abattoirs. Nous demandons à pouvoir exercer un droit d’objection à cette tuerie de masse. »

Pourtant, une fois encore, les deux établissements incriminés sont de taille humaine. L’abattoir municipal de Pézenas, qui emploie une vingtaine de salariés, traite 2 000 à 2 200 tonnes de viande par an. Celui du Mercantour affiche 6 salariés, 250 tonnes de carcasse par an (dont 25 à 30 % de halal) et met en avant les circuits courts. Il est géré par un syndicat mixte composé d’élus de la commune, du département (notamment le député LR Charles-Ange Ginésy) et de la chambre d’agriculture. Et tous deux possèdent la certification Ecocert pour l’agriculture biologique – même si le cahier des charges ne prévoit pas de spécificités pour l’abattage.

« IL N’Y PAS DE VIANDE HEUREUSE »

« On a envie de croire que le problème, ce sont les cadences. Mais les petits abattoirs à l’approvisionnement local ne garantissent pas une meilleure protection des animaux comparés à l’abattage industriel, assure Sébastien Arsac. Il n’y a pas de viande heureuse. » L’association lance cette fois une pétition pour la présence d’une alternative végétarienne ou vegan dans les restaurants scolaires et les collectivités.



« Les choses bougent un peu du côté des services de l’Etat, des vétérinaires et des directions d’abattoirs, qui renforcent les contrôles, reconnaît toutefois le militant. Mais cela reste insuffisant. » Car l’abattoir de Pézenas avait fait l’objet d’une visite inopinée, le 17 mai, du député de l’Hérault Elie Aboud (LR) dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire lancée en mars dernier. Il n’avait pas relevé « de dysfonctionnement quelconque dans la chaîne ». « On estime qu’on fait un travail tout à fait convenable et on en est le plus fier possible », déclarait alors le directeur Christophe Malleret, face aux caméras du journal Midi libre. « C’est la limite des contrôles humains : les actes de maltraitance avérés ne vont pas se produire sous nos yeux », reconnaît Olivier Falorni, député (RRDP) de Charente-Maritime et président de la commission d’enquête.

DEUX CONTRÔLES

Surtout, l’établissement a fait l’objet de deux contrôles, les 22 et 26 avril, dans le cadre des inspections ordonnées par le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, à la suite du scandale de Mauléon-Licharre. « Nous avons repéré des problèmes sur le poste d’étourdissement, mais nous avons appliqué des actions correctives immédiates, en changeant le matériel et l’opérateur », assure Caroline Medous, à la tête de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) de l’Hérault, qui contrôle les services vétérinaires. Certaines des images de L214, notamment sur l’abattage des chevaux et des bovins sans étourdissement, sont pourtant postérieures à ces contrôles. L’abattoir, qui a découvert les caméras cachées, a déposé plainte à la gendarmerie.



Dans l’établissement du Mercantour, en revanche, les services de l’Etat n’avaient relevé aucun manquement. « Je ne commente pas des images volées suite à une violation de domicile, s’emporte son président Emmanuel Vizza, après avoir visionné les vidéos. Mais un abattoir, ça abat, il y a du sang. Ce sera aux services de l’Etat de me dire s’il y a des facteurs correctifs à prendre ou pas. »

Les résultats de l’ensemble des inspections seront publiés par le ministère de l’agriculture vendredi 1er juillet. Stéphane Le Foll en avait déjà donné la teneur lors de son audition par la commission d’enquête à la mi-mai : des non-conformités graves ont été relevées sur 19 lignes d’abattage sur 460 (soit 5 %) et des défauts d’étourdissement sur 39 chaînes (12 %). Au total, les inspecteurs ont donné 99 avertissements, 77 exploitants ont été mis en demeure d’apporter des corrections et des arrêts d’activité ont été ordonnés dans deux établissements. De leur côté, les députés continuent leur propre enquête. « Lors de nos visites inopinées, nous avons constaté des lacunes en termes de qualité des infrastructures et des équipements, de contrôles vétérinaires et de formation du personnel », assure Olivier Falorni, dont la commission rendra son rapport à la rentrée.

http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2016/06/29/nouvelles-images-de-maltraitance-animale-dans-deux-abattoirs-francais_4960209_3244.html?post_id=1623301831278200_1760753110866404#_=_


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Re: Les abattoirs de Pézenas et du Mercantour

Message  Origami le Mer 29 Juin 2016 - 10:20

Ce mercredi 29 juin, L214 rend publique une nouvelle vidéo filmée dans deux abattoirs français montrant des actes de maltraitance, des violations de la réglementation, et des animaux en grande souffrance au moment de leur mise à mort.

Les images, publiées ce matin sur le site du Monde, proviennent de l’abattoir de Pézenas (dans l’Hérault) et de l’abattoir du Mercantour (à Puget-Théniers dans les Alpes-Maritimes). Elles ont été tournées entre novembre 2015 et mai 2016 et sont commentées par Rémi Gaillard, lui-même résident de l’Hérault.

À l’abattoir de Pézenas, les chevaux sont parfois tirés au treuil jusque dans le box d’abattage. Les dispositifs d’étourdissement étant inadaptés ou défaillants, les cochons reçoivent des chocs électriques avant d’être vraiment insensibilisés. L’abattage rituel des bovins et des moutons donnent lieu à des images cauchemardesques ; la plupart des moutons sont suspendus encore conscients en cours de saignée ; un mouton reçoit un coup de couteau dans l’oeil avant d’être égorgé ; les bovins sont saignés sans étourdissement, par cisaillement, et le sacrificateur revient découper dans la gorge des animaux conscients.

À l’abattoir du Mercantour, les conditions d’abattages des bovins sont moyenâgeuses : la mentonnière du tonneau d’abattage est tenue par une ficelle, les employés doivent immobiliser la tête des veaux à l’aide d’une corde au moment de leur saignée. Pour l’abattage rituel, là aussi, de nombreux moutons sont suspendus conscients en cours de saignée.

Le 17 mai dernier, le député de l’Hérault, Elie Aboud (LR), s’était rendu à l’abattoir de Pézenas dans le cadre de la Commission d’enquête parlementaire, lancée en avril dernier. Il n’avait alors relevé “aucun dysfonctionnement” dans l’abattoir. Le député n’avait pas souhaité voir l’abattage sans étourdissement des moutons. Avait-il vu l’utilisation du treuil pour les chevaux ? Les dispositifs d’étourdissement pour les cochons ? Les pratiques d’abattage rituel des bovins ?

Quant aux images de l’abattoir du Mercantour où les défauts de structure sont patents, elles ont été tournées après les audits mandatés par Stéphane Le Foll en avril 2016. Elles démontrent une nouvelle fois la défaillance des services de l’État dans le contrôle du respect des règles de protection animale.

L214 porte plainte pour maltraitance et actes de cruauté contre les deux établissements.

Caméras trouvées à l’abattoir de Pézenas

Les lanceurs d’alertes qui permettent de révéler les pratiques routinières au sein des abattoirs prennent des risques importants. Ils font un travail qui relève de l’utilité publique. L214 leur rend hommage.
À l’abattoir de Pézenas, des caméras ont été découvertes en mai au moment de prises d’images. Le lanceur d’alerte n’a pas été identifié.

À l’abattoir de Pézenas

Les images ont été tournées entre novembre 2015 et mai 2016, montrent :

des chevaux tirés illégalement au treuil pour les faire entrer dans le box d’abattage et des étourdissements de chevaux ratés,
un employé perçant l’oeil d’un mouton avec la pointe du couteau avant de l’égorger,
des moutons saignés sans étourdissement, maladroitement égorgés par cisaillement et illégalement suspendus encore conscients, en pleine souffrance,
des cochons mal électrocutés avec du matériel inadapté,
des bovins mal étourdis au pistolet,
des bovins saignés sans étourdissement, par cisaillement, et des employés découpant dans la gorge d’animaux conscients et en souffrance,
une absence de contrôles.


À l’abattoir du Mercantour

Les images ont été tournées en mai 2016, montrent :

des veaux - parfois immobilisés par une corde - et abattus sans étourdissement par cisaillement de la gorge, en souffrance prolongée,
des moutons mal égorgés sans étourdissement, en souffrance prolongée,
un mouton s’enfuyant la gorge ouverte,
un matériel et des pratiques d’immobilisation inadaptés,
une absence de contrôles.


Propositions de l’association L214 à la commission d’enquête parlementaire

L214 a présenté des propositions à la Commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie dans les abattoirs français lors de son audition le 27 avril 2016. En voici quelques unes :

accès des associations de protection animale aux abattoirs,
possibilité pour les associations de se porter partie civile sur les articles du code rural,
étiquetage des modes d’élevage et d’abattage sur les produits,
supprimer immédiatement la dérogation permettant les abattages sans étourdissement,
interdire l'étourdissement au CO2 pour les cochons,
proposer les alternatives au minimum végétariennes, au mieux vegan dans la restauration collective.



Contact presse :
Sébastien Arsac : 06 17 42 96 84
Brigitte Gothière : 06 20 03 32 66
Johanne Mielcarek (Paris) : 06 02 37 02 60

http://www.l214.com/communiques/2016/06/29-abattoirs-pezenas-mercantour/


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La lettre de B.Bardot

Message  f-corp le Jeu 30 Juin 2016 - 12:06

Voici ce qu'elle écrit:

"Monsieur le Ministre de la Souffrance,

Encore un scandale dans des abattoirs français, c’est la goutte qui fait déborder le vase de notre indignation face à l’horreur que subissent les animaux et l’immobilisme des politiques dont les paroles ne se transforment jamais en actes!

Comme dans TOUS les abattoirs français, les images tournées à Pézenas dans l’Hérault et à Puget-Théniers dans les Alpes-Maritimes, montrent la violence exercée au quotidien à l’encontre des bêtes et l’indifférence coupable des employés qui ne font rien pour atténuer cette souffrance, bien au contraire.

Les Français ne supportent plus vos «bla-bla-bla», ils attendent des mesures concrètes et fermes à la hauteur du poste à responsabilité que vous occupez. Nous ne voulons plus promesses non tenues, nous exigeons des actes!

En attendant que les consommateurs en finissent avec la viande, le minimum est de prendre en compte nos attentes: équiper tous les abattoirs de vidéosurveillance, imposer l’étourdissement des bêtes en toute circonstance et interdire l’abattage des chevaux, à l’abattoir de Pézenas et dans tous les autres.

S’il faut renforcer les équipes vétérinaires dans les abattoirs pour mieux contrôler les pratiques, dans l’intérêt des animaux et des consommateurs empoisonnés par une viande impropre, alors c’est un devoir de le faire!

Vous ne pouvez pas faire cette économie, vous avez trouvé 130 millions d’euros en début d’année pour la filière foie gras (une honte!), trouvez donc les moyens d’assurer les contrôles en abattoirs, imposez la vidéosurveillance dans tous les établissements et abolissez, enfin, cette scandaleuse hippophagie qui fait honte à la France.

Ainsi, vous laisserez peut-être une trace positive de votre passage à ce ministère, sinon il ne vous reste plus qu’à démissionner d’un poste dont vous n’avez pas l’envergure!"


http://brigitte-bardot.over-blog.net/2016/06/nouvelle-video-choc-dans-deux-abattoirs-la-lettre-ouverte-de-brigitte-bardot-au-ministre-de-la-souffrance.html


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Re: Les abattoirs de Pézenas et du Mercantour

Message  Anoc le Jeu 30 Juin 2016 - 12:26

@f-corp a écrit:
[i]"Monsieur le Ministre de la Souffrance,

(...)

Comme dans TOUS les abattoirs français, les images tournées à Pézenas dans l’Hérault et à Puget-Théniers dans les Alpes-Maritimes, montrent la violence exercée au quotidien à l’encontre des bêtes et l’indifférence coupable des employés qui ne font rien pour atténuer cette souffrance, bien au contraire.

Les Français ne supportent plus vos «bla-bla-bla», ils attendent des mesures concrètes et fermes à la hauteur du poste à responsabilité que vous occupez. Nous ne voulons plus promesses non tenues, nous exigeons des actes!

(...)

Le jour où le législateur et les pouvoirs publics consentiront à s'intéresser à la cause animale comme il se doit, ce jour-là naîtra peut-être la rédemption de cette juste cause.

    La date/heure actuelle est Dim 19 Nov 2017 - 7:37