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(Pétition) Le Marineland d'Antibes

le Jeu 8 Oct 2015 - 17:35
Que vont devenir les animaux de Marineland ?


Touché à 90 % par les intempéries sur la Côte d'Azur, le plus grand parc aquatique d'Europe fait face aux inondations comme aux critiques des ONG.



Rien ne va plus dans le plus grand parc marin européen. Les effroyables intempéries qui ont frappé la Côte d'Azur dans la nuit du 3 au 4 octobre ont inondé la dizaine de bassins du Marineland d'Antibes, où manchots et otaries barbotent depuis dans une eau boueuse et insalubre. Sous la violence du déluge qui a tué une vingtaine de personnes, les installations électriques, submergées par une vague de deux mètres, sont désormais hors d'usage.

Une sérieuse menace pour la vie aquatique, comme l'a souligné Bernard Giampaolo, le directeur du site touristique : « On n'a plus d'électricité, on n'a plus d'arrivée d'eau, on n'a plus rien. […] Il faut remettre toutes les installations en route pour que les animaux puissent revivre d'une manière normale. » Fondé en 1970 et devenu le plus visité de la région Paca, l'espace aurait été détruit à plus de 90 %, libérant par la même occasion une bonne partie de la faune qui le compose. La présence d'hydrocarbures en provenance des cuves de mazout ou des voitures renversées dans le flot à l'origine de la destruction de certaines installations assombrit le tableau.

Une eau polluée par des hydrocarbures

De nombreux poissons ont péri lors du désastre, dont des raies et des petits requins. Mais la direction refuse de donner plus de détails au sujet des pertes d'animaux. La « casse » évoquée par Bernard Giampaolo laisse toutefois présager un bilan accablant. Dimanche soir, une équipe de pompiers s'activait sur les lieux à l'aide d'une pompe destinée à puiser l'eau souillée des canalisations sous les rugissements de plusieurs espèces d'otaries. L'ensemble du service animalier est lui aussi venu porter secours aux sinistrés, y compris les employés affectés à titre personnel par les inondations.

Sur son site, France Bleu Azur dresse l'inventaire des survivants parmi lesquels le dauphin, la vedette du parc à thème. Sur les trois tortues caouannes volatilisées, seul un reptile a été retrouvé sans vie dans le système de filtration des cétacés. Les orques, elles, ne courraient aucun danger.

La colère des ONG

Les ONG sont en colère. Contactée par Le Point.fr, Lamya Essemlali*, la présidente et cofondatrice de Sea Shepherd France, dénonce le mauvais traitement infligé aux animaux et tient l'homme pour responsable des disparitions survenues ce week-end. « Ces animaux sont morts du fait qu'ils étaient enfermés. Ils sont doublement victimes des hommes : d'abord, parce qu'ils sont parqués pour notre divertissement, ensuite, parce qu'ils sont victimes du changement climatique dont nous sommes à l'origine », déplore la militante écologiste. Elle souligne la vulnérabilité inhérente à leur mode de vie, « de facto une forme de maltraitance », et rappelle la vision rétrograde de la France à l'égard des delphinariums – elle en compte trois – quand douze pays les ont interdits en Europe. Une pétition d'internautes appelant à la fermeture définitive de Marineland a été adressée à Jean Leonetti, le maire d'Antibes, et mise en ligne au lendemain de la catastrophe. « Les gens commencent à prendre conscience du caractère non éthique des parcs animaliers », s'enthousiasme Lamya Essemlali, alors que plus de 25 000 personnes ont déjà signé la pétition.



Source : Le Point

La pétition


Dernière édition par Forum PA le Lun 22 Fév 2016 - 23:14, édité 2 fois

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Lettre de John Hargrove

le Jeu 8 Oct 2015 - 22:31
Suite aux terribles innondations qui ont frappé le Marineland d'Antibes, John Hargrove, ancien dresseur en chef à SeaWorld mais aussi au Marineland en 2001/2002 et ayant témoigné dans le film "Blackfish", a décidé d'écrire une lettre adressée à Mr Giampaolo, actuellement directeur général du Marineland.


Le 7 octobre 2015
A Bernard Giampaolo
Directeur général Marineland Antibes France
Par e-mail: B.Giampaolo@marineland.fr

Monsieur Giampaolo,
Cela me brise le coeur de savoir que Valentin, Inouk, Wikie et les autres orques du Marineland que j’ai prises en charge et que j’ai tant aimées soient aujourd’hui en grave danger.
De façon incroyable, la qualité de l’eau horrible dans les bassins des orques n’est pas tellement pire aujourd’hui que lorsque j’étais entraîneur chez vous.
Le système de filtration substandard était mal équipé pour gérer le volume d’eau et bloquer les déchets organiques, à cette époque où 7 orques y vivaient encore.
Il n’existait aucun système de refroidissement, de sorte que la chaleur a entraîné des niveaux dangereusement élevés de bactéries dans l’eau, conduisant les cétacés à développer des infections. J’en contractai moi-même, à force de nager avec eux tous les jours.
Le système de filtration était tellement inadéquat que l’eau présentait souvent une visibilité nulle. Cela pouvait prendre près d’une semaine avant que toute l’eau a été complètement renouvellée. Des algues fottaient sur la surface, ce qui est le signe d’une eau stagnante.
Le système d’injection de chlore dysfonctionnait au point qu’il causait des brûlures si graves qu’elles pouvaient potentiellement rendre aveugle. Les orques furent un jour à ce point brûlées qu’elles ne purent plus ouvrir les yeux pendant des jours, et que des lambeaux de peau se détachaient de leur tête et de leur dos. Elles en souffraient terriblement.
Combien d’autres exemples avez-vous besoin pour voir enfin que la captivité est mauvaise et cruelle ? Ces animaux, sociaux, émotionnels, intelligents, ont souffert toute leur vie durant. Ils sont maintenant dans un état critique, tout cela parce qu’ils sont détenus en captivité pour le profit et la cupidité.
Marineland doit faire la bonne chose et libérer les orques. Leur situation est périlleuse et leurs vies sont en danger, tandis qu’ils essaient de survivre dans une fosse d’eau boueuse.
Il n’y a pas de temps à perdre.

Cordialement,
John J Hargrove


Source

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Que se passe-t-il au Marineland d'Antibes ?

le Ven 9 Oct 2015 - 16:42
Que se passe-t-il au Marineland d'Antibes ?



Plusieurs jours après les inondations, le parc reste flou sur les pertes animales subies. Les témoignages non-officiels commencent à se multiplier : près de la moitié des animaux sont peut-être morts.

Trois orques dans leur bassin souillé par les inondations à Marineland, le 6 octobre 2015. © Sea Shepherd


CRISE. Dans la nuit du 3 au 4 octobre 2015, une vague boueuse de 2 mètres envahissait le Marineland d'Antibes. Depuis, le parc rechigne à donner un premier bilan détaillé concernant le décès de ses animaux. Tout juste les médias ont-ils eu le droit à un communiqué lundi 5 octobre, selon lequel "les mammifères marins sont sains et saufs, ils se portent bien et leurs soigneurs sont à leurs côtés. Les principaux dommages se situent aux niveaux des aquariums où nous déplorons la perte de tortues et de poissons. Certains animaux du Kid's Island ont également été victimes des intempéries". Voilà pour le bilan officiel de Marineland. Contacté par Sciences et Avenir, nos questions concernant le détail des victimes (nombre, espèces, circonstances) sont restées sans réponses. À côté de cela, des informations non-officielles circulent sur internet, relayées par les ONG et associations de défense des animaux.

Que sont devenus les ours polaires du Marineland d'Antibes ?

Code Animal est l'une des premières associations à avancer des chiffres. Mardi 6 octobre, l'association publie sur les réseaux sociaux un bilan effrayant : "Selon notre source 1 orque du Marineland manquerait à l'appel, 44% des animaux seraient déjà morts". Joint par téléphone, Code animal explique à Sciences et Avenir qu'il s'agit d'une source interne au parc (souhaitant rester anonyme) avec qui elle est en contact direct. "Le chiffre de 44% est un minimum, cela dépasserait les 50% en fait", précise l'association qui se plaint notamment de ne pas avoir de nouvelles des ours polaires, les nouvelles "stars" de Marineland, qui font par ailleurs partie d'un programme de conservation de l'espèce.


Également mardi 6, Laurent Oddos, de la SPA, affirme dans la matinale de France 3 Provence-Alpes et Côte d’Azur (à la 8e minute) que l'on peut "certifier" que tous les animaux de la ferme (autrement dit le Kid's Island évoqué plus haut dans le communiqué de Marineland) sont morts. À savoir des chèvres, des lémuriens... De plus, "on a retrouvé une raie sur un parking. Tous les requins sont morts aussi, les petits requins. On a retrouvé une tortue contre un siphon. C'est un peu glauquissime", lâche Laurent Oddos.

Mercredi 7, Sea Shepherd enfonce le clou. "Les faits confirmés : les installations de Marineland ont été endommagées à 90%. Les piscines ont été inondées et contaminées par la vase et de l’eau boueuse. Les pompes et les commandes de température ont été cassées. La plupart des poissons et des tortues de mer sont morts. Certains animaux du zoo pour enfants sont morts. Les lions de mer et les orques sont toujours dans une eau polluée. Les faits non confirmés : Une orque est morte. Toutes les tortues et tous les poissons sont morts." Par mail, Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, nous joint le cliché des trois orques ci-dessus : "La photo des orques dans leur bassin noirâtre nous a été envoyée par une source anonyme et date du 6 octobre. Il semblerait que tous les requins soient morts." C'est-à-dire des requins gris, taureaux et nourrices. Quant aux poissons, il s'agit pour certains d'espèces menacées, tel l'énorme poisson napoléon (ou labre géant) considéré comme "en danger de disparition". Idem pour la tortue couanne.

Le même jour, Code Animal annonce que l'orque manquante est finalement bien présente mais que c'est désormais une otarie qui serait introuvable.


Quant à la Fondation Brigitte Bardot, elle regrette l'opacité totale dont fait preuve Marineland, qu'elle présente comme coutumière du fait : "Dès qu'il y a des morts, on n'a pas d'information. Parfois, quand un dauphin meurt, ils le cachent". Un silence que le parc justifie cette fois en affirmant que sa priorité est de soigner les animaux et de pomper la boue. Mais cette attitude reste surprenante, à l'opposé par exemple de la réaction de la réserve africaine de Sigean, dans l'Aude (11), également touchée par des inondations à l'automne 2014. "Cela s’est retourné contre eux avec des rumeurs selon lesquelles, par exemple, ils auraient perdu une ou plusieurs de leurs orques, dit Sea Shepherd. Le directeur du Marineland a rapporté qu’il y a eu de "la casse animale" au lieu de dire que des animaux étaient morts ou blessés. Il a parlé aux médias en présentant la mort de certains animaux comme une simple perte de propriété."

ZONE ROUGE. Que faire pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise ? ONG et associations appellent à la fermeture du parc et à la remise en liberté de ses animaux. En outre, "la polémique concernant la construction du parc faite illégalement sur une zone humide risque de ressortir", prévient l'association SOS Grand Bleu. Vérifications faites auprès de la mairie d'Antibes, le site sur lequel Marineland a été construit (légalement) dans les années 1960 n'a été classé en zone rouge inondable qu'en 2010. "Nous ne pouvons pas leur faire détruire ces constructions, explique la mairie. Quant aux extensions faites depuis par Marineland, elles ont été établies en dehors de cette zone. À noter que l'énorme bassin de rétention construit en 2013 par la ville a été efficace. Ça aurait pu être pire". À défaut de fermer, peut-être Marineland sera-t-il contraint de déménager. Rester sur ce terrain inondable signifierait prendre le risque que la catastrophe - dont l'ampleur exacte reste à déterminer - ne se reproduise.

Trois orques nagent dans leur bassin verdâtre le 6 octobre 2015 © JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

Source : Sciences et Avenir

Page Facebook Code Animal

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Témoignage

le Sam 10 Oct 2015 - 15:29
Marineland




J’ai fait comme vous. J’ai été à Marineland, à Antibes. C’était en 2012.

Ma femme ne rêvait que d’une chose : Y retourner.  Elle avait, comme tant d’autres, reçu le fabuleux message du non moins célèbre film de Luc Besson, je parle bien sûr du Grand Bleu.

Qui n’a pas rêvé depuis de nager parmi ces fabuleux mammifères, en se laissant effleurer par des animaux dont on est tous persuadés qu’ils n’ont qu’une seule raison de vivre : nous être agréables.

Eh oui. En tant qu’espèce au sommet de la chaine de l’évolution, on ne peut imaginer qu’un animal sauvage ne se soumette pas à une race qui lui est supérieure, du moins le croit-on. Pourtant, tous ceux qui ont fait l’expérience de la vie sauvage auront remarqué cette fâcheuse tendance qu’ils ont de nous fuir, qu’on soit animé de bonnes intentions ou non. Mais j’y reviendrai.

2012, c’est l’été et foi de touristes en goguette, nous décidons de profiter de la proximité du parc pour nous fondre dans la masse, le mot est faible, histoire de voir des orques et des dauphins « en vrai », comme on dit.

Je suis bien naïf quand je m’imagine qu’un tel endroit est peuplé de scientifiques qui sont prêt à vous barrer le chemin à la moindre occasion pour préserver la tranquillité des animaux. Il s’agit bien d’un parc d’attractions où les amusants animatronics ont été remplacés par des animaux vivants. Une myriade de bambins frappent les vitres des aquariums et trépignent  de cupidité devant les boutiques de nounours attendrissants à l’image de ces gros poissons qu’ils rêveraient d’adopter, si tant est que ce soit possible.

Tout est calculé au laser pour vous emmener dans la magie du spectacle vivant, vieille tradition française qui plus est, dirigés et assis dans les arènes prévues à cet effet ; rien qu’à cet effet.  

A ce stade, si j’étais un individu comme tout le monde, je vous dirais que c’est beau de voir ces bestioles majestueuses évoluer comme des chatons qui courent après une boule de papier mais vous l’aurez compris, ce qui m’intéresse, au-delà du spectacle, c’est l’envers du décor. Et comme dans tous les spectacles de magie, il y a la promesse, le tour et le prestige. Je me permets de citer cet adage du roman de Christopher Priest car il s’accompagne fatalement de la phrase qui explique toute l’analyse qui va suivre : Vous avez envie d’être dupés.

Vous avez sans doute déjà compris qu’on ne peut vous laisser voir l’envers du décor car si le magicien révèle les secrets de son tour, il n’y a plus de magie ; ne reste que la réalité, la pire.

Voilà ce que je crois. Un animal sauvage, dans son milieu naturel est un être qui pense, qui communique avec ses congénères et qui agit en fonction d’une seule chose : son instinct. Dès l’instant où une autre espèce lui dit quoi faire, il devient soit une proie soit un animal domestique. Dans la nature, depuis des millions d’années, les proies sans défense se reproduisent à l’excès dans un seul but : satisfaire l’appétit de son prédateur pour qu’une infime partie de l’espèce puisse survivre.

A l’ère du crétacé, malgré la présence tardive du plus féroce prédateur que la terre ait jamais porté, le tyrannosaure, toutes ces espèces ont pu survivre pendant près de 100 millions d’années avant qu’un élément imprévu venu de l’espace mette fin à cette harmonie sanguinaire mais indispensable à la vie sur terre.

Et voilà l’homme, comme dirait France Gall. Un bipède cupide qui n’a pas supporté d’être si bas dans la chaîne alimentaire qu’il a développé son intelligence au-delà de son instinct pour se défendre dans un premier temps puis pour se divertir lorsque tout danger fût écarté.

D’aussi loin qu’on puisse reculer, on trouve des hommes qui ont cherché à voir ou avoir ce que la nature ou l’environnement leur refusaient. La technologie, la science, le savoir, la religion, des moyens anoblis de découvrir l’envers du décor pour fournir aux autres une distraction, un moyen d’échapper à la seule condition naturelle d’être humain, si ennuyeuse et pourtant indiscutable dans l’esprit du sage à savoir, naître, vivre et mourir.

Revenons à notre époque. Revenons au Marineland. Nous ne sommes pas des biologistes marins et bien loin de nous l’idée d’embarquer à bord de la Calypso pour parcourir les océans à la recherche de données sur la faune au prix de longs mois à observer en silence ces animaux qui nous fascinent. Nous, les consommateurs, n’avons le temps de rien tellement il y a de choses à faire pour se distraire. Aussi faut-il qu’il y ait des endroits comme celui-là pour qu’au prix de quelques dizaines d’euros, nous puissions découvrir une belle boite de verre et de béton bleu où un pragmatique propriétaire a eu l’idée d’y concentrer tous les océans de la planète.

Ensuite, il y a les dresseurs qu’on appelle à tort des soigneurs tant ils ne sont ni biologistes marins ni même vétérinaires. Ils sont en général  de simples mais réels passionnés des espèces marines à qui l’on apprend, le plus simplement du monde à se faire obéir par un animal de parfois plus de 7 tonnes. Mais qui leur apprend cela ? Des biologistes marins soucieux du bien-être animal ou bien d’anciens ou actuels dresseurs de parcs comme Sea World, pour ne citer que le plus connu. Ce n’est pas le vétérinaire qui vient ausculter les animaux qui leur explique comment faire sauter un dauphin dans un cerceau, non lui au mieux leur montrerait comment faire en sorte que le mammifère se couche sur le côté docilement pour faire un prélèvement sanguin. Tu parles, c’est quand même plus pratique que d’enfiler une combinaison de plongée pour aller à la poursuite d'un dauphin dans l'eau et d'aller chercher le précieux prélèvement.  

Puis nous avons les animaux. Prenons les orques comme exemple, même si l’on pourrait comparer le sort de toutes les espèces présentes sans aucune difficulté. On dit d’elle qu’elle est une espèce en voie de disparition, ce qui est faux et que de ce fait, il faut en faire une captive pour la préserver du danger qu’elle coure dans l’océan. Pensez donc, avec un territoire moyen de 1000 kilomètres carrés et une vitesse moyenne de 15 mètres par seconde, on se demande de quel danger on parle. A moins que l’homme n’y soit pas étranger…  Pourtant, l’homme, c’est notre espèce. On sait comment l’empêcher de faire du mal aux autres et dieu sait qu’on est outillés pour ça.

On dit que c’est pour les étudier qu’on les enferme. Noble cause qui doit tout de même s’affranchir de 9 heures de spectacle populaire rémunérés avec des poissons morts congelés et quelques médicaments pour combattre la proximité de nos microbes mais admettons. Les 15 heures qui restent, on ne peut prendre le risque de les laisser dans leur magnifique bassin de 44 millions de litres, conçu tout spécialement pour qu’on puisse les voir,  au risque qu’un imbécile veuille vraiment aller nager avec et se fasse copieusement dévorer par un gentil mammifère qui voudrait chasser de la viande vivante pour une fois. Alors on les mets dans des enclos plus petits, c’est plus pratique pour les avoir à l’œil parce qu’on les aime et que quand on est soigneur, pardon, dresseur, on sait communiquer avec une orque et ainsi affirmer que ça lui plaît d’être enfermé.

C’est vrai, soyons raisonnables. Pensez-vous que si on ouvrait un enclos raccordé à la mer en fin de spectacle, cet affectueux mammifère reviendrait au petit matin pour assurer le show ? Il faudrait essayer pour le savoir, ce qui mettrait en péril un business très lucratif. Non, c’est inenvisageable d’autant qu’on n’arrête pas de vous dire que si on les relâchait, puisqu’ils sont nés en captivité, ils ne survivraient pas en liberté. Une orque, ce n’est jamais qu’un animal incapable de vivre en pleine nature sans l’intervention de l’homme, dès qu’il est né, il n’est plus cet être intelligent qui chasse en groupe, de manière coordonnée et capable de communiquer  avec ses troupes à des dizaines de kilomètres de distance. Nous même, bipèdes cupides que nous sommes, serions incapables de survivre en société après vingt ans de prison. Ah mais si, on le peut nous...  

Allons, serais-je donc le seul à penser que la seule vraie raison qui pousse ces gens à les maintenir en vie c’est l’argent que ça rapporte ? Marineland c’est avant tout Parques Reunidos et ses 72 parcs d’attraction dont 13 autour de la faune marine.  Et tout ça pour préserver les espèces ? Je vous le dis comme je le pense, il n’y a qu’à fabriquer des enclos partout dans le monde  et y mettre tous les animaux sauvages tant la nature est dangereuse pour eux.  A moins que nous, les hommes, nous n'arrêtions de payer pour assouvir nos fantasmes avec autre chose que du courage et de la patience.

Tout serait plus simple si on prenait la peine de regarder les choses là où elles sont et de se donner les moyens humains d’y parvenir.  

J’ai eu la chance de pouvoir voir des dauphins en liberté l’été dernier, à 25 kilomètres au large de la côte où se trouve Marineland. C’était beau. C’était simple. J’ai vu cette quiétude absolue sur le visage de ma femme. Ce sourire qui point lorsqu’on a vécu un rêve et pourtant, il a suffi de plonger dans la mer au milieu de 80 dauphins qui n’avaient que faire de nos fantasmes et qui restaient à bonne distance de nous. On aurait pu plonger avec un ballon ou un sifflet qu’ils ne nous auraient pas moins ignoré.

La nature elle-même a tenté de détruire ce parc il y a quelques jours. N’est-ce pas le moment de vraiment la préserver et de laisser à ces captifs une chance, ne serait-ce qu’une seule de vivre leur vie comme cette nature l’a décidé ?

Dans le Grand Bleu, Jacques dit cette chose si belle que le sens en aura échappé à bon nombre de gens :

Tu sais ce qu’il faut faire pour vivre au milieu des sirènes ?
Tu descends au fond de la mer très loin
Si loin que le bleu n’existe plus
Là où le ciel n’est plus qu’un souvenir
Une fois que tu es là, dans le silence, tu y restes
Et si tu décides que tu veux mourir pour elles
Rester avec elles pour l’éternité
Alors elles viennent vers toi et jugent l’amour que tu leur porte
S’il est sincère
S’il est pur
Et si tu leur plais
Alors elles t’emmèneront pour toujours.


N’est-ce pas un dauphin qui vient le chercher par 120 mètres de fond pendant la dernière scène du film ? Avez-vous compris le vrai message de ce film ?

NDLA : Je vous invite à regarder ce documentaire poignant sur l’Orque Tilikum. Ce film se nomme  BLACK FISH et il est narré par les dresseurs de Sea World, par des propriétaires de parc, par des scientifiques et il m’a mis la claque dont j’avais besoin pour ouvrir les yeux complètement. Disponible sur Youtube, vous pouvez le regarder grâce aux lecteurs vidéos à droite de cet article.

Source : futurlabo.com

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Décès de l'Orque Valentin

le Lun 12 Oct 2015 - 17:06
Le Marineland d'Antibes, dévasté par les intempéries, annonce le décès d'une de ses orques


L'orque Valentin en décembre 2012. (AP / SIPA)


Les équipes du parc aquatique Marineland d'Antibes, très touché par les intempéries du 3 octobre, ont annoncé ce lundi le décès de Valentin, une orque née au parc.

"Nous avons vécu une situation extrêmement difficile et sans précédent la semaine dernière et avons tout mis en œuvre pour sécuriser les infrastructures dévastées par les intempéries", explique l'équipe du parc dans un communiqué.

Après les intempéries, le directeur du parc avait déclaré que le Marineland avait été touché "à plus de 90% sur toutes les installations techniques, ce qui affecte, bien évidemment la vie des animaux".

Des analyses doivent être réalisées par des vétérinaires pour comprendre les causes du décès de Valentin.

Source : L'OBS

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Témoignage de John Hargrove

le Ven 16 Oct 2015 - 12:35
Un ancien soigneur accuse Marineland d'avoir tué Valentin


Dans une tribune publiée sur le site du Plus de L'Obs, John Hargrove, ancien dresseur d'orques à Marineland et SeaWorld, dénonce la mort de l'orque Valentin. Pour lui, c'est le parc qui l'a tuée, "son bassin était une prison".

John Hargrove a travaillé à Marineland et "nagé avec Valentin quotidiennement". "Bien que je l'aimais, je regrette profondément d'avoir fait partie de cette industrie qui lui a causé, et continue de causer à d'autres orques comme lui, une telle souffrance", écrit l'ancien soigneur. Une industrie qu'il a quittée en 2012, après y avoir travaillé pendant 14 longues années, pour s'engager dans la lutte contre la captivité.

Valentin prenait des "antibiotiques lourds"

Dans sa tribune, il revient sur le caractère de Valentin: "sociable, sensible et intelligent". Un animal qui a "souffert depuis le jour où il est venu au monde". John Hargrove évoque notamment la qualité de l'eau dans les bassins de Marineland: "elle était si mauvaise que j'ai souvent eu de graves infections de la peau et son traitement requérait les antibiotiques les plus lourds".

Comme Sea Shepherd avant lui, l'ex-soigneur dénonce l'enfermement des orques. "Si Valentin s'était trouvé dans son milieu naturel, l'océan, là où est sa place, il aurait senti les courants, entendu les appels des siens. Il aurait pu nager [...] et se déplacer hors du danger".

"Des amoureux des bêtes" à Marineland

Marineland s'est dit touché par la polémique qui s'est emparée des réseaux sociaux. "Comment imaginer que nous maltraitons les animaux, c'est impensable, nous sommes des amoureux des bêtes", s'est indigné Jon Kershaw, directeur zoologique de Marineland.

Beaucoup d'internautes ont avancé la solution de relâcher les orques en mer, dans un endroit clos. "L’idée n’est pas idiote du tout, mais il y a un manque de destinations. Un endroit clos comme cela en mer, cela n’existe pas", reconnaît le directeur zoologique.

Des fans plus silencieux

Marineland a-t-il pris conscience de la vague de contestation née sur les réseaux sociaux? La chargée de com' du delphinarium fait valoir que le parc dispose d'une communauté de fans "énorme" et reçoit un million de visiteurs chaque année. "Ils sont peut-être moins bruyants sur les réseaux sociaux, mais ils sont bel et bien là".

Source : Nice Matin

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Marineland : le monde du silence !

le Ven 16 Oct 2015 - 20:59
Pour la première fois, une équipe vidéo s'est rendue dans le célèbre parc ravagé par le déluge du 3 octobre. Reportage sur une omerta.


« Marineland ? Tout le monde à Antibes connaît quelqu'un qui y travaille. »
Dans ce département des Alpes-Maritimes, le plus grand parc marin d'Europe est un cheval de bataille. Si bien que sa seule évocation suffit à alerter la réceptionniste de l'hôtel. « Vous êtes là pour voir les dégâts ? Personne n'acceptera de vous parler. » Le ton est donné. 10 heures, mardi 13 octobre. L'immense parking désert et boueux du 306, avenue Mozart paraît figé dans temps. Le déluge qui a entraîné la mort de vingt personnes sur la Côte d'Azur dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier a également ravagé le Marineland. L'entrée du parc, stores baissés, invite à rebrousser chemin. Seule la présence d'un véhicule de l'ERDF et de camions de pompiers indique que le site a été lui aussi le théâtre d'un sinistre sans précédent. Au loin, le cri des otaries peine à couvrir le vacarme des marteaux-piqueurs. Un raffut auquel s'est habitué le gardien, en poste depuis 5 heures, immobile devant les grilles. La veille, une orque de 19 ans [qui vit jusqu'à 50 ans en milieu sauvage] a été retrouvée morte, alourdissant un bilan jusqu'ici imprécis.

« Désorganisés »

Le parc déplore la perte de quatre tortues caouannes, de bancs entiers de loups de mer, de la totalité des raies et des roussettes [petits requins à la peau rugueuse] qu'abritaient les bassins tactiles, de poissons exotiques d'aquarium, de poules, lapins, moutons et chèvres de la ferme pédagogique de Kid's Island et, désormais, d'un épaulard. Né à Marineland en 1996 et baptisé Valentin, l'animal aurait été retrouvé sans vie « à 12 heures », selon le communiqué envoyé par la direction de Marineland.

Mardi, Marineland recevait la visite de la Direction départementale de protection des populations (DDPP). Une équipe préfectorale d'experts vétérinaires indépendants chargée d'inspecter l'ensemble des installations classées ainsi que chaque espèce animale cinq à six fois par an. Concernant les dirigeants du parc, Sophie Béranger-Chervet, la directrice de la DDPP, témoigne : « Ils sont désorganisés. On a demandé les listings de tous les animaux de la petite ferme pour découvrir qu'ils étaient rangés dans un tiroir de bureau dans lequel il y avait autant d'eau que de papiers… À tel point qu'ils ont dû utiliser un sèche-cheveux pour les remettre en état. »

À Marineland, rien ne filtre

Hervé Lux, directeur de la communication, surgit suivi d'une jeune femme à la mine déconfite. Il joint ses mains d'un air désolé : « Je suis confus, mais la situation a changé depuis vendredi. Comme vous le savez, nos équipes sont mobilisées. C'est un drame. Vous n'entrerez pas dans le parc aujourd'hui. » Une mystérieuse volte-face justifiée à grand renfort de « c'est compliqué », « vous comprenez ». Et pour finir, s'agissant de la mort de l'orque : « Pour être honnête, nous ne connaissons pas encore les causes du décès. » Une déclaration qui laisse sceptique la directrice de la DDPP : « Le stress est un facteur qui peut être favorisant. Mon inquiétude, c'est qu'il soit décédé à cause de l'eau toxique qui a infiltré leur bassin. Ça représenterait un vrai danger pour les autres. » Car si les dauphins sont sortis indemnes du « mini-tsunami sur 700 mètres de long » dont parle Hervé Lux, nageant en toute quiétude dans une eau limpide, les orques, elles, ne sont pas forcément logées à la même enseigne.

Contacté, Bernard Giampaolo, le directeur général du parc – dont le départ vient d'être annoncé –, autorise « très exceptionnellement » l'accès aux lieux. « Pour vous prouver que nous n'avons rien à cacher. » Une visite guidée est improvisée. « On se donne trente minutes, pas plus », avertit le directeur de la communication en regardant ses pieds.

Direction le bassin des otaries, où l'eau a retrouvé sa transparence après la coulée de boue. « Depuis dimanche, on a œuvré jour et nuit pour que nos infrastructures soient rétablies et que nos animaux retrouvent une situation saine », se félicite-t-il, désignant l'enclos. Le pompage en mer et un système efficace de filtration semblent en effet avoir eu raison de la pollution. Derrière les vitres, les résidents paressent sur un rocher entre deux rugissements. Les pluies diluviennes n'ont fait aucune victime chez ces pinnipèdes. En face, une tribu de manchots de Humboldt guette sa ration de poisson tandis qu'une poignée de soigneurs fait l'inventaire des distributions. On leur demanderait bien s'ils sont perturbés. On croit comprendre qu'ils ne sont pas autorisés à nous parler. Quant au bassin des orques, nous n'y aurons pas accès.

Une eau verdâtre et contaminée


« On va rester là », prévient notre cicérone du haut des innombrables marches surplombant le bassin. Un poste d'observation qui nous tient à distance des vedettes de Marineland et de leurs soigneurs, qui se dérobent à chacun de nos passages, tout comme les sapeurs-pompiers. Dans l'eau, une douzaine de plongeurs en combinaison rouge et jaune s'affairent à la recherche de sédiments. En arrière-plan, on aperçoit trois ailerons noirs affaissés dépasser du flot. Isolée dans un bassin attenant, une orque est tenue à l'écart, façon quarantaine, comme si elle était malade, ou blessée. Il faut attendre les remontées sporadiques des animaux à la surface pour observer leurs taches blanches distinctives et vérifier qu'ils respirent. Les 40 millions de litres d'océan dans lesquels ils baignent ont été contaminés par une eau sale, passée entre les gradins avant de finir sa course dans leur bassin. Résultat : les quatre cétacés évoluent dans un liquide glauque, recouvert çà et là d'une inquiétante mousse stagnante.

Dans le rapport adressé à la préfecture des Alpes-Maritimes par la DDPP au lendemain de sa visite de contrôle, il est spécifié que l'ensemble des bassins touchés par la vague ont été « totalement nettoyés » à l'exception de celui des orques. La filtration n'ayant pu reprendre que le mercredi 7 octobre, les opérations de nettoyage sont toujours « en cours ». Ce que confirme Hervé Lux : « On va dire que le système fonctionne pour l'instant à 50 %. Mais l'eau est traitée de manière à éloigner le risque bactérien. » Mais Hervé Lux semble ignorer beaucoup de choses. Par exemple, combien d'animaux recense Marineland. « Je préfère que vous demandiez à Jon… » Comprendre : Jon Kershaw, l'injoignable directeur animalier. Même scénario lorsqu'on l'interroge sur le manque à gagner de la société, dix jours après le désastre : « Ce n'est pas le moment, il faut du temps pour tirer un bilan comme celui-ci. »

« Si tu parles, on te vire »

Du temps, Marineland n'en a plus à perdre. Le site touristique aux 1,2 million de visiteurs par an devra débourser plusieurs millions d'euros pour retrouver son aspect d'avant les inondations et rehausser ses installations par mesure de précaution. En attendant, ses allées souillées sentent les égouts. Et l'omerta règne. « Les employés ont peur de parler, confie une source proche du dossier. La politique de la direction se résume à : Si tu parles, on te vire. »

Notre demi-heure écoulée, nous regagnons la sortie avec un étrange sentiment d'inachevé. Plongée dans l'obscurité, la boutique de souvenirs a perdu de sa superbe. Exit l'univers féérique qui fait rêver les enfants. Ours polaires en peluche et dauphins gonflables se morfondent en silence dans des sacs-poubelle.

Source : Le Point

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La Californie décide d’abolir la captivité des orques

le Sam 17 Oct 2015 - 8:05
Victoire ! La Californie décide d’abolir la captivité des orques



Belle première victoire pour les activistes des associations de défense des animaux aux États-Unis. En effet, la Commission Côtière de Californie a décidé que les orques en captivité dans l’État (au parc SeaWorld de San Diego) ne pourront plus se reproduire et ne seront donc pas remplacées.


Réunie jeudi 8 octobre 2015, la Commission Côtière de Californie a rendu une décision en deux temps. Le parc SeaWorld de San Diego, dans le cadre de son projet d’agrandissement intitulé « Blue World Project », a été autorisé à agrandir son bassin pour les 11 orques qui peuplent le parc. Ce bassin aura une profondeur de 15,2 mètres de profondeur, une surface de 1,5 hectare et sa contenance passera de 22 millions de litres à 37,24 millions, pour un coût total de 100 millions de dollars.

Cependant, la Commission a également ajouté une condition exceptionnelle : Plus aucune reproduction des orques, ni de manière naturelle, ni par insémination artificielle. Le transfert, la vente ou le rachat d’orques est également désormais interdit, et étant donné que la capture d’épaulards sauvage est déjà interdite, le SeaWorld de San Diego ne pourra pas remplacer les 11 orques déjà captives. Il s’agit du premier état des États-Unis à prendre une telle décision.

Le parc qui comptait tripler ses effectifs d’orques pour l’ouverture de son « Blue World Project », en 2018, s’indigne de cette décision. « La reproduction est une part naturelle, fondamentale et importante de la vie de l’animal et l’en priver est inhumain », argumente le porte-parole du parc, qui envisage de faire appel, mais aussi l’abandon du projet si la décision est confirmée. Du côté des activistes des associations de défense des animaux, même si les 11 orques déjà captives ne retrouveront pas la liberté, on se réjouit du fait que celles-ci ne seront pas remplacées.

Source : Citizenpost

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Une action en justice

le Lun 19 Oct 2015 - 11:59
ATTENTION GRANDE NOUVELLE, TRÈS GRANDE NOUVELLE !!!
Suite aux derniers événements, vous avez été nombreux à nous demander pourquoi personne ne portait plainte contre le parc d'Antibes.
Ce matin, l'association C'est Assez ! peut vous annoncer officiellement qu'elle entreprendra une action en justice ces prochains jours contre Marineland !
Réseau-cétacés se joint également à nous dans cette procédure face aux tribunaux, nous publierons un communiqué plus détaillé dans la journée... encore un peu de patience !
Nous aurons évidemment besoin de vous pour mener ce combat.

C'est assez, la page FB où vous aurez les infos.
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FredR
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Attaque d'orque

le Lun 19 Oct 2015 - 12:35
Voici LA VIDÉO qui montre ce que Marineland veut vous cacher à tout prix. Avec le témoignage d'un ancien dresseur du parc, et Freya attaquant violemment son dresseur! Vous verrez la liste de toutes les attaques des orques français!

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Origami
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La lumière au bout du tunnel pour Tilikum.

le Jeu 10 Mar 2016 - 1:09
Tilikum fut capturé alors qu'il n'était encore un bébé et a passé 30 ans de la vie misérable qu'on lui connaît grâce notamment au documentaire Blackfish. Aujourd'hui il est mourant, nous pensons à lui et à tous les autres qui vont continuer à vivre le même triste sort.
Rappelons que 3 autres cétacés sont morts cette dernière année dans les centres de SeaWorld. Un bébé béluga mort prématuré en juillet, Stella une femelle beluga de 2 ans morte en novembre et Unna une orque de 18 ans au mois de décembre.
Rappelons que dans la nature, l'espérance de vie des orques libres est bien plus longue et s'apparente à l'espérance de vie humaine. La doyenne connue vit au Canada, elle a plus de 100 ans.
C'est triste à dire mais la mort est peut être finalement plus douce que l'existence misérable que vit Tilikum, confiné dans un bassin et isolé de tous depuis qu'il a tué plusieurs de ses dresseurs.
La captivité tue et condamne les animaux à une vie d'esclavage. Le meilleur et plus simple service qu'on peut leur rendre c'est de ne plus acheter de tickets.
En France, le Marineland d'Antibes a prévu de rouvrir ses portes le 21 Mars, jour du printemps...



https://www.facebook.com/SeaShepherdFrance/posts/958813810840767

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Arielle Dombasle
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